En bref

Politis  • 4 janvier 2008
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Téléphonie
Enfants en danger

Il a peut-être atterri sous un sapin décoré, mais il n’est pas trop tard pour s’en débarrasser. La marque Imaginarium a lancé pour les fêtes de fin d’année un téléphone portable nommé M01 à destination des enfants à partir de 6 ans. Selon l’association Robins des toits, l’objet se présente « absolument comme un jouet. Vu la taille, on peut même le mettre dans la bouche » . Et l’association de s’étonner de « l’absence totale d’information technique » . Robin des toits rappelle que « les preuves scientifiques définitives de toxicité de la téléphonie mobile sont fournies par le rapport international Bioinitiative, publié en août 2007 » . Plusieurs autorités scientifiques demandent logiquement l’interdiction du portable pour les enfants, dont la paroi crânienne plus mince que celle des adultes est plus exposée aux émissions.
Robin des toits, 55, rue Popincourt, 75011 Paris, 01 43 55 96 08, www.robindestoits.org

Prisons
La culture du risque « zéro »

Au moment où le débat autour du projet de loi visant à instaurer une « rétention de sûreté » bat son plein, associations et syndicats se mobilisent. Le Syndicat de la magistrature, le Genepi et le Snepap-FSU s’élèvent contre ce qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger – sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées être d’une « particulière dangerosité » . Pour les organisations mobilisées, « la mise en place d’un tel dispositif relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du risque “zéro”, qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques » .
Il ne s’agit plus de durcir les sanctions, mais de « procéder à des enfermements préventifs » , prélude à « une mort sociale » .
Pour signer l’appel, envoyer un mail à contrelaretentiondesurete@genepi.fr

Précarité
Expulsions de Roms

À l’heure où la ministre du Logement annonçait, mi-décembre, que des places étaient disponibles pour tous les sans-abri, les forces de l’ordre évacuaient un immeuble marseillais occupé par une cinquantaine de Roms roumains. Quelques jours plus tard, le Premier ministre vantait auprès des associations sa politique de protection des sans-abri. Pendant ce temps, une centaine de Roumains étaient expulsés de leurs abris de fortune à Saint-Denis (93). Enfin, à Méry-sur-Oise (95), toujours avant les fêtes, les forces de l’ordre ont harcelé « une vingtaine de familles pour qu’elles quittent leurs très précaires abris sous 48 heures » , relate Romeurope. Le collectif demande l’arrêt des expulsions et souhaite que les familles roms bénéficient elles aussi, « sans discrimination » , des mesures d’hébergement d’urgence.
Romeurope, www.romeurope.org

Temps de lecture : 2 minutes
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