La fin de l’ère Mandela
Premier parti d’Afrique du Sud, le Congrès national africain a porté à sa tête un démagogue soupçonné de corruption, Jacob Zuma. Denis-Constant Martin* revient sur cette élection dans un pays où le fossé social s’est creusé.
dans l’hebdo N° 985 Acheter ce numéro
En septembre 2007, alors que la lutte entre Thabo Mbeki et Jacob Zuma pour la direction du Congrès national africain (ANC) s'aiguisait, s'ouvrait à Soweto le plus grand centre commercial d'Afrique australe, le Maponya Mall. Cette gigantesque banlieue de Johannesburg fabriquée par l'apartheid possède aujourd'hui un pouvoir d'achat supérieur à 10 millions d'euros par an, dont le centre commercial a pour but d'attirer une part. Pari semble-t-il tenu car, depuis son ouverture, il ne désemplit pas.
Une fois la ségrégation abolie et le pouvoir politique acquis par l'ANC en 1994, l'économie d'Afrique du Sud fut mise, en 1996, sur les rails de la Banque mondiale. Appuyées sur une croissance régulière, les mesures visant au Black Economic Empowerment (promotion du pouvoir économique noir) et les politiques sociales ont abouti à une transformation paradoxale de la société. Le niveau de vie général a été amélioré, mais l'écart entre les riches et les pauvres s'est creusé, et le nombre de ceux-ci a augmenté (même si leur proportion a diminué). Quelques Noirs,
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