La guerre chimique contre les Farc

Comme jadis au Vietnam, les États-Unis et leur allié Alvaro Uribe utilisent des défoliants pour détruire la forêt et repérer des rebelles en perpétuel mouvement.

Claude-Marie Vadrot  • 17 janvier 2008 abonné·es

Les deux otages libérées par les Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, ont expliqué qu'elles avaient marché vingt jours avec les guérilleros pour parvenir à San José de Guaviare, où les hélicoptères de Hugo Chavez les ont recueillies. Le petit groupe venait sans doute des rives du Rio Macaya, au sud. Cette longue marche, toujours effectuée à couvert, rappelle que la forêt colombienne est un enfer et que les Farc, dont les installations et le quartier général sont souvent fantasmés comme inexpugnables et sécurisés, maintiennent leur présence de façon précaire. Leur lutte contre le gouvernement colombien est plus que jamais une guerre de mouvement menée dans des conditions difficiles. Quel que soit le jugement porté sur cette

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Monde
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