« Une nouvelle représentation pour ceux qui luttent »

Olivier Besancenot entend créer un outil politique répondant aux attentes des nombreux déçus de la gauche tradition-nelle qui veulent résister aux effets du capitalisme.

Michel Soudais  • 24 janvier 2008 abonné·es

Pourquoi créer un parti anticapitaliste maintenant ?

Olivier Besancenot : C'est le bon moment. Des résistances sociales existent. Elles se sont radicalisées avec l'élection de Nicolas Sarkozy, mais elles restent orphelines d'un débouché politique, pas forcément électoraliste, ayant une vision globale de la société et la volonté de se représenter soi-même politiquement pour tenir tête aux actions de la droite. Enfin, il existe au ban de la gauche traditionnelle, et en rupture avec elle, une masse de gens qui veulent résister aux effets du capitalisme. On l'a senti au moment du Traité constitutionnel européen, et les mobilisations de ces dernières années, notamment contre le CPE, l'ont confirmé. Ce constat et notre place dans les élections nous donnent une responsabilité un peu particulière.

Le fait que vous soyez arrivé en tête de la gauche antilibérale ?

C'est un peu plus durable. Depuis quelques années maintenant, on occupe

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Politique
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