« Une nouvelle représentation pour ceux qui luttent »

Olivier Besancenot entend créer un outil politique répondant aux attentes des nombreux déçus de la gauche tradition-nelle qui veulent résister aux effets du capitalisme.

Michel Soudais  • 24 janvier 2008 abonné·es

Pourquoi créer un parti anticapitaliste maintenant ?

Olivier Besancenot : C'est le bon moment. Des résistances sociales existent. Elles se sont radicalisées avec l'élection de Nicolas Sarkozy, mais elles restent orphelines d'un débouché politique, pas forcément électoraliste, ayant une vision globale de la société et la volonté de se représenter soi-même politiquement pour tenir tête aux actions de la droite. Enfin, il existe au ban de la gauche traditionnelle, et en rupture avec elle, une masse de gens qui veulent résister aux effets du capitalisme. On l'a senti au moment du Traité constitutionnel européen, et les mobilisations de ces dernières années, notamment contre le CPE, l'ont confirmé. Ce constat et notre place dans les élections nous donnent une responsabilité un peu particulière.

Le fait que vous soyez arrivé en tête de la gauche antilibérale ?

C'est un peu plus durable. Depuis quelques années maintenant, on occupe

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Après la mort de Quentin Deranque, l’extrême droite lance sa riposte politique
Décryptage 17 février 2026 abonné·es

Après la mort de Quentin Deranque, l’extrême droite lance sa riposte politique

Après la mort de ce militant d’extrême droite, le camp mariniste se pose en victime de la violence politique. Tout en ciblant Jean-Luc Mélenchon et les insoumis et en appelant le gouvernement à agir au nom des « valeurs républicaines ». Un grand renversement.
Par Lucas Sarafian
Municipales : ces villes de droite que l’union des gauches peut faire vaciller
Décryptage 17 février 2026 abonné·es

Municipales : ces villes de droite que l’union des gauches peut faire vaciller

Pour ravir des municipalités à la droite, les gauches sont tentées de construire des alliances, comme à Beauvais, Amiens ou Nîmes. D’autres villes, au contraire, se divisent façon « gauches irréconciliables ». Au risque de manquer l’occasion d’une alternance.
Par Alix Garcia
« L’objectif de l’ex-maire et candidat Thierry Meignen est de changer la population du Blanc-Mesnil »
Entretien 13 février 2026

« L’objectif de l’ex-maire et candidat Thierry Meignen est de changer la population du Blanc-Mesnil »

Dans une enquête dense au cœur de la ville de Seine-Saint-Denis, la journaliste, Nassira El Moaddem révèle les méthodes de Thierry Meignen, officiellement maire entre 2014 et 2021 mais toujours officieusement aux manettes, aujourd’hui candidat aux municipales.
Par Lucas Sarafian
Municipales : en Seine-Saint-Denis, amours et petites haines de la gauche
Municipales 13 février 2026 abonné·es

Municipales : en Seine-Saint-Denis, amours et petites haines de la gauche

Guerre des gauches, luttes intestines, renversement d’alliance… Socialistes, écologistes, insoumis et communistes se positionnent dans ce terreau électoral pour la gauche.
Par Lucas Sarafian