« Intégrer les différences dans une culture commune »

La deuxième session
du « Pari(s)
du vivre ensemble »
a pour thème cette année « École, immigration
et diversité ».
Les explications de Jean-Christophe Attias, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, l’un des initiateurs de cette rencontre.

Marine Raté  • 27 mars 2008 abonné·es

Pensez-vous que «le vivre-ensemble» puisse s'enseigner sans tomber dans des clichés moralisateurs ?

Jean-Christophe Attias : Le problème est de savoir ce que la formule suggère, car elle est désormais accommodée à toutes les sauces. Faut-il en rester à une norme minimale de respect mutuel, de civilité, de cohabitation sans secousses ? À mes yeux, il s'agit de beaucoup plus.

Vivre ensemble, c'est d'abord « vivre avec », refuser les ghettoïsations subies ou volontaires, le moule unificateur et castrateur imposé par des élites aveugles aussi bien que les fidélités prônées par les « communautés » et leurs leaders. C'est un effort non seulement de reconnaissance, mais de connaissance de l'Autre, de son histoire, de sa condition, de ses espérances. Il s'agit de la diffusion de cette

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

« Contre l’internationale réactionnaire, il existe une soif transfrontalière de résistance »
Rassemblement 28 janvier 2026 abonné·es

« Contre l’internationale réactionnaire, il existe une soif transfrontalière de résistance »

Fondé en mai par le député de Paris Pouria Amirshahi (apparenté Écologiste et social), le mouvement La Digue s’emploie à constituer un front transpartisan contre le mouvement fascisant emmené par Donald Trump. En appelant à un rassemblement « en solidarité avec le peuple américain », sous le coup de la répression de la police de l’immigration, ce mercredi, à Paris.
Par Olivier Doubre
« Tout est fait pour invisibiliser les expulsions »
Entretien 27 janvier 2026 abonné·es

« Tout est fait pour invisibiliser les expulsions »

L’anthropologue Clara Lecadet décrit comment les personnes expulsées de France ou d’Europe s’organisent pour donner une visibilité politique à leur situation dans l’espace public de leur pays d’origine ou de renvoi.
Par Pauline Migevant
« Ils m’ont attaché les pieds, les mains, tout était enchaîné »
Témoignage 27 janvier 2026

« Ils m’ont attaché les pieds, les mains, tout était enchaîné »

Arrivé en France à l’âge de 16 ans, Mouminy a été visé par trois OQTF entre ses 18 et ses 22 ans. Après avoir été expulsé en Guinée en 2018, il a pu revenir en France légalement, grâce à des réseaux de solidarité.
Par Pauline Migevant
Expulsés par la France après des OQTF, ils témoignent
Enquête 27 janvier 2026 abonné·es

Expulsés par la France après des OQTF, ils témoignent

D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, en 2025, 15 569 personnes ont subi des « éloignements forcés » depuis la France, dont 8 646 vers leur pays d’origine. Six personnes expulsées par la France témoignent des conséquences sur leur vie et celle de leurs proches des retours forcés dans leur pays.
Par Pauline Migevant