« On valorise le privé et on disqualifie le public »

Pour le sociologue Willy Pelletier*, la généralisation des partenariats public-privé entretient
le culte de l’entreprise
et l’idée que
la modernité suppose un État modeste dans une économie toujours plus flexible.

Thierry Brun  • 6 mars 2008 abonné·es

En France, le gouvernement a présenté un projet de loi généralisant les partenariats public-privé(PPP), qui n'a suscité que peu de réactions à gauche. Il s'agit pourtant d'une vaste réforme qui concerne les collectivités et l'action publique. Comment analysez-vous cette tendance de fond en faveur des PPP ?

Willy Pelletier : Si, à ce projet de loi, ne répond qu'un silence assourdissant qui vaut presque consensus, c'est, effectivement, pour des raisons structurelles. Les principaux candidats à la présidentielle se sont employés à faire valoir ce qui les opposait. De sorte que n'est plus apparu ce qui les rapprochait, et les rapproche encore. Au premier titre : cette certitude, très Fondation Saint-Simon, mais s'autorisant aussi de Crozier, d'Aron et de Tocqueville, qu'être « moderne »

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Temps de lecture : 4 minutes