Salon du livre : « Un critère politique est sous-jacent au critère linguistique »

Essayiste et traducteur israélien, Amotz Giladi* regrette que le Salon du livre de Paris n’ait invité que des auteurs israéliens écrivant en hébreu. Décision qui enferme Israël dans une image monolingue et monoculturelle.

Que vous inspire l'invitation au Salon du livre d'écrivains israéliens selon le seul critère de la langue hébraïque, alors qu'un certain nombre d'écrivains en Israël écrivent en arabe, en russe, en français ou en anglais? Amotz Giladi : L'application de ce critère linguistique m'inquiète, pas seulement à cause de la fausse image monolingue qu'Israël offre ainsi au monde, mais d'abord à cause du reflet que cela nous renvoie de nous-mêmes : malgré la réalité multiethnique et multilinguistique du pays (dont…
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