La guerre oubliée de l’uranium

Au Niger, l’exploitation de mines d’uranium par la multinationale Areva est contestée. Un collectif dénonce de graves pollutions dans la région du Nord, également plongée dans un conflit politique qui s’enlise.

Pauline Graulle  • 10 avril 2008 abonné·es

Issouf Ag Maha est touareg. C'est le maire de Tchirozérine, une petite commune minière située entre Agadez et Arlit, au nord du Niger. Depuis juillet 2007, « l'homme bleu » n'a pourtant plus le droit d'y mettre les pieds. Exilé en Normandie, où il espère obtenir l'asile politique, il entend défendre le peuple touareg dans la « guerre oubliée des médias » qui oppose l'armée nigérienne et les rebelles touaregs. Pour l'instigateur du collectif Tchinaghen, créé juste après l'instauration de l'état d'urgence en août dernier, la cause des malheurs du Niger, c'est d'abord son sol. Ou plutôt ses sous-sols, qui regorgent d'une denrée précieuse : l'uranium. «

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