Les collectifs davantage unitaires

Lors de la réunion de leur coordination nationale, les collectifs antilibéraux se sont mis d’accord sur un nom ainsi que sur une ligne politique : rassembler largement à gauche.

Jean-Baptiste Quiot  • 10 avril 2008 abonné·es

La coordination nationale des collectifs antilibéraux a réuni 94 délégués des collectifs de 38 départements, les 29 et 30 mars à Saint-Denis. Après la désillusion de l'élection présidentielle et les doutes sur la ligne politique à défendre, la réunion a marqué un double renouveau. Le premier est générationnel : « Sur les 90 délégués présents, une bonne quarantaine avaient entre 30 et 45 ans », raconte Pierre Cours-Salies. Le second, plus inattendu, est la démonstration que les collectifs peuvent surmonter leurs désaccords. « C'était extrêmement positif de voir des gens qui acceptaient de débattre ouvertement et s'efforçaient de faire émerger des convergences », se réjouit-il. Mais qu'est-ce qui explique ce regain d'espoir, et à quelle ligne politique ces « convergences » aboutissent-elles ?

Lors des assises des collectifs antilibéraux, en décembre 2007. Michel Soudais

Les élections municipales ne sont pas pour rien dans ce nouveau dynamisme. En se lançant dans la bataille, les collectifs ont vu le nombre de leurs militants augmenter et revendiquent une quarantaine d'élus.

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Politique
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