L’insoutenable libéralisme

Jean-Marie Harribey  • 24 avril 2008 abonné·es

La crise financière discrédite un peu plus toutes les assertions selon lesquelles le marché autorégulateur est gage de stabilité, d’harmonie universelle et d’allocation optimale des ressources. Elle démontre que la finance, c’est-à-dire le capital, est contre-productive et improductive. Contre-productive car l’élévation des exigences de rentabilité condamne des projets qui n’y satisferaient pas ou des activités qui n’y satisfont plus. Improductive en elle-même car aucune richesse ne sort du capital sans travail. Instabilité, destruction et stérilité, tel est le triptyque du capitalisme financier. L’aplomb et l’arrogance des idéologues libéraux n’en sont pas pour autant ébranlés. Ainsi, tel qui fait métier de déclinologue pense que la France doit « réformer

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