Pas touche aux profs !

Les lycéens sont dans la rue et font monter la pression contre les suppressions de postes annoncées pour la rentrée. Avec les enseignants et les parents d’élèves, ils ne comprennent pas la surdité du ministère.

Ingrid Merckx  • 10 avril 2008 abonné·es

« Réduire le volume horaire des élèves » , commandait Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission à Xavier Darcos. Quel meilleur moyen, en effet, d'absorber les suppressions de postes consécutives à la réduction du nombre de fonctionnaires ? Le ministre de l'Éducation s'est exécuté : 11 200 postes en moins pour la rentrée 2008, annonçait-il dès le 23 août 2007 (voir Politis n° 965). Début 2008, nouveau couperet avec la remise à chaque établissement des dotations horaires globales (DHG) pour la rentrée. « Un plan de naufrage », résume la CGT. Plan qui répercute « les restrictions budgétaires et les suppressions de postes décidées au budget 2008 » , précise l'UNL, premier syndicat lycéen. « Les classes à 35 élèves et les disparitions d'options deviendront la règle et ne permettront pas de maintenir des conditions d'étude nécessaires à la réussite de tous. »

Manifestation de lycéens à Lyon, le 27 mars, contre les suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. KSIAZEK/AFP

Mi-mars, c'est l'embrasement : des actions naissent dans les collèges et les lycées. Les syndicats lycéens (UNL et FIDL) rejoignent ceux des professeurs (Snes, Snep, CGT, Snalc, SNCL, FO, SUD) et les comités de parents d'élèves (FCPE). Les tracts circulent, les blocages se répètent. Des blogs font le point sur les mobilisations tous les jours. Le 3 avril, il y avait entre 7 000 et 20 000 manifestants

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 10 minutes