« Vincennes » et les luttes de son temps

La fac fut le point de départ ou d’arrivée d’innombrables manifestations. Les enseignants s’emparaient des conflits pour demander à leurs étudiants des travaux pratiques, parfois sur le terrain. Comme au Larzac ou à Lip.

Claude-Marie Vadrot  • 30 avril 2008 abonné·es

Occupation festive des locaux universitaires, en 1970. / COLL CMV

Ce n’est pas le hasard qui, le 2 décembre 1978 au soir, conduisit les paysans du Larzac, venus à pied et en tracteur de l’Aveyron, à terminer leur marche à Paris-VIII. Ils y retrouvaient étudiants et professeurs qui, dans le cadre de leur enseignement, les avaient aidés par leurs travaux et leurs réflexions ; avec en prime la sympathie de toute une université où se sont accumulées, jusqu’à une date récente, les études sur l’évolution de ce Larzac ayant échappé à l’extension du camp militaire. Le causse victorieux reste un objet d’études et de réflexions pratiques, et José Bové et les ­autres reviennent souvent à Paris-VIII. Encore récemment, pour venir chercher l’immense plan-relief du Larzac offert par les étudiants et les enseignants, qui en ont fait un long exercice formateur.

Raymond Guglielmo, prof de géographie à cette période, se

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Société
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