Le fond de l’air est-il si gris ?

Denis Sieffert  • 8 mai 2008 abonné·es

Après l’Italie, la Grande-Bretagne. Certes, la leçon n’est pas tout à fait aussi caricaturale à Londres qu’à Rome. Il ne s’agit que de municipales, un scrutin que l’on sait propice aux votes sanctions à l’encontre des pouvoirs en place. Les électeurs français ne viennent-ils pas d’infliger un sévère désaveu à un président de droite pourtant fraîchement élu ? Et puis David Cameron, le jeune leader des Tories, n’est pas Berlusconi. Il ne traîne pas derrière lui une cohorte de post ou archéofascistes fiers d’eux-mêmes et de leur héritage mussolinien. On ajoutera que la défaite des Travaillistes vient de loin. Elle n’étonne guère. Au moins depuis le ralliement sans principes de Tony Blair à la guerre américaine en Irak, en 2003. Dès l’année suivante, le Labour avait essuyé

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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