Le nerf de la guerre
L’Union pacifiste de France édite un document édifiant sur « les profiteurs
de guerre ». Spécialisés dans le commerce des armes, des infrastructures, des matières premières ou des services, ils prospèrent sur le marché de la mort.
dans l’hebdo N° 1001 Acheter ce numéro

Une fois n’est pas coutume, Politis va citer des marques. De nombreuses marques, de ces gigantesques multinationales privées, libérales et prédatrices à souhait. Qu’on se rassure, c’est pour la bonne cause : dans le cadre d’une campagne de sensibilisation mondiale de l’Internationale des résistants à la guerre (IRG) et avant le salon de l’armement Eurosatory (Paris, 16 au 20 juin), l’Union pacifiste de France édite un document fort instructif, les Profiteurs de guerre [^2] Le principe : « Montrer ces sociétés du doigt, les médiatiser – tout ce qu’elles détestent. Faire apparaître leurs activités au grand jour, en espérant que cela puisse freiner les plus répréhensibles » , détaille Rémy Burget, délégué de l’Union pacifiste auprès de l’IRG et coordinateur du document. Au fil des pages s’étale une jolie photo de famille des plus beaux « intérêts » français et internationaux dans le commerce de la mort, des bien connus Thales, Halliburton et Boeing, à d’autres peut-être moins attendus, comme Renault ou Sodexo.
Un visiteur regarde un lanceur français de missiles au salon de l’armement Eurosatory, en 2002. Jack Guez/AFP
Dénonçant la « délinquance économique » de ces industriels aux mains sales, Joanne Sheehan, ex-présidente de l’IRG, estime que les « bénéfices retirés de la guerre sont une de ses causes premières » . Ainsi, « la
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