Sans fil… et sans filet

Le danger probable de la téléphonie mobile n’est pas pris en compte
par les institutions françaises, estiment plusieurs associations qui s’inquiètent des liens entre les instances de contrôle et les opérateurs.

Marion Dumand  • 22 mai 2008 abonné·es

La téléphonie mobile stresse les tomates. Le professeur Ledoigt, de l’université de Clermont-Ferrand, l’a démontré. Depuis, son équipe de recherche a été démantelée. Dans le cadre de réformes globales, bien entendu. À l’heure où plus de 74 % des Français possèdent un téléphone portable [^2].), nombre de scientifiques et de d’associations [^3] s’interrogent sur les conséquences des ondes électromagnétiques en termes de santé, et sur l’inertie française. Parmi eux, Étienne Cendrier, porte-parole de Robin des toits. Attaqué en justice par trois opérateurs, il continue son travail de Cassandre dans Et si la téléphonie mobile devenait un scandale sanitaire? (Éditions du Rocher). Un petit livre qui brille par là où pêchent nos institutions : la clarté.

En 2006, 74 % des Français possèdent un portable, dont 70 % des 10-14 ans et 89 % des 15-17 ans. Ayissi/AFP

« Il faut éviter d’appeler de façon inadéquate l’attention de nos concitoyens sur les questions de santé publique. Celles-ci sont suffisamment graves pour que l’on ne crie pas au loup à tout moment. » Ainsi le député PS-SRC Jean-Marie Le Guen veut-il clore, en 2004, un débat de l’Assemblée nationale sur la téléphonie mobile. Quatre ans après, le gouvernement ne se montre guère moins frileux sur la question. Il aura fallu attendre l’après-Noël pour que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, appelle les familles à une vague

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »
Entretien • 3 novembre 2026 abonné·es

« Les interdictions de manifestation révèlent un affaiblissement préoccupant de l’État de droit »

Nathalie Tehio, avocate et présidente de la Ligue des droits de l’Homme, décrypte les mécanismes du virage autoritaire et appelle à une mobilisation collective pour défendre les libertés fondamentales.
Par Pierre Jacquemain
Depuis le 17 octobre, la surenchère autoritaire
Analyse • 3 novembre 2026 abonné·es

Depuis le 17 octobre, la surenchère autoritaire

Marine Le Pen, Jordan Bardella, Gabriel Attal, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Emmanuel Macron… Les pontes de la droite et de l’extrême droite redoublent de propositions toujours plus sécuritaires face à la colère sociale.
Par Lucas Sarafian et William Jean
Un étudiant enfermé au CRA de Vincennes après son interpellation en marge d’une manifestation
Répression • 30 octobre 2026

Un étudiant enfermé au CRA de Vincennes après son interpellation en marge d’une manifestation

Seize personnes étrangères ont été enfermées au centre de rétention administrative de Vincennes après les dernières manifestations. Parmi elles, Stanislas*, 18 ans, étudiant de Paris 8, interpellé en marge de la mobilisation du 24 octobre. Ses avocats mandatés par la Legal Team Antiraciste dénoncent un « acharnement » qu’ils qualifient « d’illégal ».
Par Pauline Migevant
Martin Sellner, l’homme qui se cache derrière le concept raciste de « remigration »
Portrait • 30 octobre 2026 abonné·es

Martin Sellner, l’homme qui se cache derrière le concept raciste de « remigration »

Finalement interdit par les autorités, le Sommet de la remigration devait se tenir le 31 octobre en Île-de-France, réunissant l’extrême droite européenne et outre-Atlantique autour du projet d’expulsion massive de personnes d’origine étrangère. Star de l’événement, l’autrichien Martin Sellner, théoricien et militant identitaire qui a imposé le terme dans le débat public, a été expulsé de France. Portrait.
Par Juliette Heinzlef