Toute voix dehors

Dans un groupe presque exclusivement féminin, Déborah Tanguy représente une sensibilité nouvelle sur la scène du jazz vocal. Elle possède notamment un art exceptionnel de l’improvisation. Rencontre.

Denis Constant-Martin  • 8 mai 2008 abonné·es

Ce qui frappe d’abord, et fort, lorsque l’on entend pour la première fois Déborah Tanguy, c’est son art de l’improvisation. Non qu’elle néglige les paroles, au contraire : sa diction est d’une grande clarté ; sa sensibilité lui permet d’exprimer toute l’émotion que recèlent des textes qu’elle sélectionne avec un très grand soin. Mais lorsqu’elle abandonne le thème pour inventer en onomatopées scat de nouvelles mélodies, elle se comporte en instrumentiste, en jouant de la voix comme elle pourrait souffler dans un saxophone ou une trompette. Elle explore avec gourmandise le potentiel harmonique et rythmique de la chanson, elle le transcende en imaginant des mondes musicaux situés

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 4 minutes