La conquête de l’Ouest

Alain Bashung retrouve une énergie claire et directe dans « Bleu pétrole ». Des mélodies mémorables et une poésie tendue sur six cordes pour changer de décor, avec de nouveaux compagnons de route.

Jacques Vincent  • 5 juin 2008 abonné·es

Hier, six ans déjà, c’était l’Imprudence. Cliché aux noirs charbonneux comme aux premiers temps de la photographie, et pose hiératique en pleine nature. Comme un poète maudit. Très fin de siècle, en somme --l’avant-dernier, bien sûr. Aujourd’hui, Bleu pétrole et un autre décor. Ville fantôme, décapotables et puits de pétrole à l’horizon, comme des girafes métalliques.

Pas mal à l’Ouest, donc… Et quelques évocations cinématographiques : Géant (George Stevens) ou, plus près de nous, There will be blood (Paul Thomas Anderson). On voit l’artiste devant ce paysage, légèrement de profil, comme quelqu’un qui surveille ses arrières, mi-cow-boy à «la détente facile» («Le secret des banquises»), mi-Indien, figure

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes