La diplomatie à l’estomac

Denis Sieffert  • 26 juin 2008 abonné·es

Les Français savent maintenant que Nicolas Sarkozy est capable de dire beaucoup de choses pour plaire à un auditoire. C’est ce que nous appelons ici le syndrome Gandrange. En tournée dans cette petite ville mosellane, le président de la République avait, on s’en souvient, tenu devant les ouvriers sidérurgistes menacés de licenciement un discours de syndicaliste accompli. L’inconséquence semble être sa méthode. Transposée dans le domaine de la diplomatie, cela donne, à Tunis, l’éloge ahurissant de la « démocratie tunisienne », alors que des journalistes et des militants des droits humains croupissent dans les geôles de Ben Ali. On ne peut s’empêcher de penser que les propos tenus lundi devant la Knesset, le Parlement israélien, procèdent de

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

Temps de lecture : 4 minutes