Paysage renversé
Jusqu’au 19 septembre, la Cité de l’architecture interroge les mutations de la ville chinoise, à l’heure où le pays vit de grands bouleversements : explosion urbaine, Jeux olympiques et tremblement de terre…
dans l’hebdo N° 1007 Acheter ce numéro
«Chai». Sens premier : «Ouvrir, défaire, démonter». Sens second : «Démolir, abattre». Le signe se propage sur les murs des villes chinoises comme des croix sur les arbres d’une forêt rongée par des pelleteuses… Le signe figure à l’entrée de l’exposition «Dans la ville chinoise : regards sur les mutations d’un empire», qui vient d’ouvrir à la Cité de l’architecture. Pour bien poser la problématique de la destruction au centre du dispositif.
«Qui dit destruction dit construction» , précise Frédéric Edelmann, commissaire de l’exposition et journaliste en charge de l’architecture au Monde. Il n’empêche, c’est d’abord à un paysage bouleversé que s’intéresse la Cité de l’architecture jusqu’au 19~septembre. Parce que la Chine, depuis une bonne quinzaine d’années, ressemble à un immense chantier. En plein chambardement pour accueillir les Jeux olympiques qui ouvriront le 8~août à Pékin, elle a, de surcroît, subi le 12~mai un violent séisme qui a ravagé la province du Sichuan. 70~000~morts,
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