Portraits d’« étudiants »
dans l’hebdo N° 1006 Acheter ce numéro
À la Maison des initiatives citoyennes de Nanterre, Philippine Châtelet a découvert le cours « Comédie et politique au XVIIe siècle ». Des deux termes, c’est le premier qui l’a attirée. Elle a interprété le personnage d’Elvire, de Don?Juan, au théâtre Espace du Marais. C’était il y a dix ans, entre une pièce de Feydeau et la Mégère apprivoisée de Shakespeare. Étudier le théâtre à l’université populaire lui semblait donc aller de soi : « Pour comprendre une pièce, il faut s’immerger dans le contexte politique et les valeurs morales de l’époque. Pour jouer du Molière, il faut découvrir l’état d’esprit du XVIIe. » En outre, confie la comédienne, « ici, on parle plus librement qu’à l’université classique. On intervient quand on veut. Être adulte et arriver avec son vécu modifie le rapport à l’autorité. On reçoit bien sûr un enseignement, mais on donne aussi beaucoup » . Pendant deux heures, trois personnes analysent des comédies du XVIIe pour comprendre comment s’est construite la liberté individuelle au cœur du régime absolutiste. « Ces cours sont forts, intenses et élaborés. Ils réveillent mon intellect » , confie Philippine, enthousiaste.
Julie Azémar
Francis Vanspranghe 72 ans, retraité
Le nom, Vanspranghe, trahit les origines flamandes de Francis. Après des débuts à Lille, jeune électricien, il poursuit sa carrière à Orléans puis à Bourges, dans la maintenance informatique pour la société Bull. Ce Ch’ti expatrié prend sa retraite en 1985 dans une commune berrichonne, La Chapelle-Saint-Ursin. La naissance de ses petits-enfants le pousse à se remettre à l’informatique. Il apprend bientôt à se servir d’un PC et
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