Vive le vent !
Dans la région de Navarre, les éoliennes ont conquis la population, qui, en dépit des craintes initiales, n’y trouve que des avantages. Reportage, à l’occasion des Journées européennes du vent, du 13 au 15 juin.
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À l’est de Tafalla, au cœur de la Navarre, Andrés et José passent leurs vignes en revue. Il a beaucoup plu et les deux vignerons craignent l’arrivée du mildiou. Ils remontent vers la pente menant à la ligne de crête, qui culmine en moyenne à 900~mètres, vers les éoliennes. «Cela fait longtemps que nous ne les voyons plus, explique José, *nous sommes habitués. Nos grands-parents ne voyaient pas plus les moulins à vent qui tournaient là-haut. Au début, les anciens râlaient car on leur avait raconté que ces engins, par les ondes et les vibrations dégagées, allaient changer le rythme du mûrissement ou le goût du vin. Des rumeurs couraient, mais nous n’avons constaté aucune différence.» *
En Navarre, les éoliennes font désormais partie du paysage, au même titre que les bons vieux moulins. CLAUDE-MARIE VADROT
Pour le prouver, Andrés et José nous conduisent à la coopérative qui commercialise leur vin d’appellation contrôlée. Après dégustation avant et après la mise en place des éoliennes, l’évidence s’impose : le bouquet n’a pas varié. Pour ces deux agriculteurs et leurs collègues de la région, une seule nouveauté : plus de touristes, espagnols et étrangers, viennent photographier des éoliennes libres d’accès et repartent avec des bouteilles achetées à la coopérative.
Les offices de tourisme signalent en effet les principaux parcs éoliens. À Sangësa, le patron
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