C’est quoi, un film politique ?
Au moins deux programmes à suivre aux États généraux du film documentaire de Lussas : un séminaire sur la lutte contre le formatage et une incursion dans une production tchèque encore sous l’emprise du passé.
dans l’hebdo N° 1012-1014 Acheter ce numéro
«Filmer politiquement ». Non pas filmer en suivant une ligne politique, mais filmer en ayant à l’esprit que le langage du film est politique. Mais encore ? « On ne conteste jamais réellement une organisation de l’existence sans contester toutes les formes de langage qui appartiennent à cette organisation », assène Guy Debord dans Sur le passage de quelques personnes à travers une assez courte unité de temps (1959). Sorte d’essai expérimental dans lequel le philosophe situationniste prend un soin malin à éviter de filmer tous les éléments « intéressants » (monument, action…), tout en alignant des phrases ineptes. C’est cette réflexion sur le langage qui sert de point de départ à « Formes de lutte et lutte des formes. Pièges du formatage ou promesses de la forme ? » Un séminaire concocté par Jean-Louis Comolli, Patrick Leboutte et Marie-José Mondzain pour les États généraux du film documentaire, qui
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Le monde moderne phagocyte le désert de la Tatacoa »
« Derrière les drapeaux, le soleil » : le fantôme d’une dictature
Sananda Maitreya (Terence Trent D’Arby) : une voix intacte