Dominées par le système

Dans « De gré ou de force », la sociologue Jules Falquet analyse la violence spécifique du néolibéralisme contre les femmes. Une emprise aussi bien physique que mentale.

Jean-Baptiste Quiot  • 17 juillet 2008 abonné·es

De gré ou de force, les femmes dans la mondialisation , de la sociologue Jules Falquet (qui a choisi, à 17 ans, de se donner un prénom d’homme), est un livre sur la violence. Pas n’importe laquelle. Celle dont use un système pour dominer. Celle, en l’occurrence, de la mondialisation néolibérale. Et cette violence-là a une particularité : elle est « genrée » . Jusque dans sa dimension la plus saillante, c’est-à-dire la « guerre contre le terrorisme », la violence du néolibéralisme se fonde, pour la sociologue, sur des mécanismes de contraintes des femmes. Mais le droit des femmes n’est-il pas justement un des critères de la « démocratisation », une des justifications du modèle libéral ? « Les discours sur les femmes sont manipulés pour diaboliser l’adversaire, écrit la chercheuse. Pour la construction par l’“Occident” de l’altérité comme “orientale”. » Surtout, « contrairement aux discours qui tentent de nous faire croire à une amélioration globale du sort des femmes, on assiste en réalité à un durcissement des rapports sociaux de sexe et à une

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Idées
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »
Entretien 13 mai 2026 abonné·es

Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »

Le maire de Saint-Denis, élu au premier tour des dernières municipales, figure montante de La France insoumise, revient sur les orientations qu’il souhaite donner à son mandat : répondre aux urgences quotidiennes et donner la priorité à la jeunesse. L’édile dyonisien place la mobilisation des quartiers populaires au cœur de la stratégie insoumise. 
Par Kamélia Ouaïssa et Alix Garcia
Une bonne solution : l’autogestion !
Idées 7 mai 2026 abonné·es

Une bonne solution : l’autogestion !

L’économiste Guillaume Etiévant s’emploie à montrer qu’une sortie démocratique du capitalisme est possible. Les entreprises, et toute l’économie, seraient prises en main par les travailleurs eux-mêmes, au nom de l’intérêt de toutes et tous.
Par Olivier Doubre
« La gauche ne peut pas abandonner. Nous avons le devoir de gagner »
Entretien 4 mai 2026 abonné·es

« La gauche ne peut pas abandonner. Nous avons le devoir de gagner »

Deux continents, un combat. L’une, Janette Zahia Corcelius, résiste aux raid de l’ICE, la police anti-immigration de Trump. L’autre, Anzoumane Sissoko, lutte pour la régularisation des étrangers depuis vingt-quatre ans. Une rencontre pour penser la résistance transatlantique contre l’autoritarisme et les répressions anti-migratoires.
Par Juliette Heinzlef et Maxime Sirvins
Le fascisme, une hydre aux mille définitions
Essai 30 avril 2026 abonné·es

Le fascisme, une hydre aux mille définitions

Le « fascisme » emporte-t-il le monde ? Jamais éteint, ce vocable est plus utilisé et débattu que jamais. Un nouvel ouvrage collectif s’efforce d’apporter nuance et complexité à ce débat sémantique ô combien politique.
Par François Rulier