Dominées par le système
Dans « De gré ou de force », la sociologue Jules Falquet analyse la violence spécifique du néolibéralisme contre les femmes. Une emprise aussi bien physique que mentale.
dans l’hebdo N° 1011 Acheter ce numéro
De gré ou de force, les femmes dans la mondialisation , de la sociologue Jules Falquet (qui a choisi, à 17 ans, de se donner un prénom d’homme), est un livre sur la violence. Pas n’importe laquelle. Celle dont use un système pour dominer. Celle, en l’occurrence, de la mondialisation néolibérale. Et cette violence-là a une particularité : elle est « genrée » . Jusque dans sa dimension la plus saillante, c’est-à-dire la « guerre contre le terrorisme », la violence du néolibéralisme se fonde, pour la sociologue, sur des mécanismes de contraintes des femmes. Mais le droit des femmes n’est-il pas justement un des critères de la « démocratisation », une des justifications du modèle libéral ? « Les discours sur les femmes sont manipulés pour diaboliser l’adversaire, écrit la chercheuse. Pour la construction par l’“Occident” de l’altérité comme “orientale”. » Surtout, « contrairement aux discours qui tentent de nous faire croire à une amélioration globale du sort des femmes, on assiste en réalité à un durcissement des rapports sociaux de sexe et à une
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