Leur nouveau monde

Singulier duo voix et violoncelle, Bethany et Rufus reviennent aux Nuits atypiques de Langon pour chanter leur rêve d’une Amérique renouant avec ses anciens idéaux, qui ont attiré tant de migrants.

Denis Constant-Martin  • 17 juillet 2008 abonné·es

Longiligne, ondoyante, dansant sans cesse sur scène, Bethany Yarrow a dans sa gorge toutes les voix des États-Unis. Elle est folk, elle est blues, elle est indienne, elle est hispanique, et mêle dans les broderies mélodiques dont elle pare tout ce qu’elle chante des fils venus de chaque moment de l’histoire américaine. À ses côtés, Rufus Cappadocia déploie ce qu’il appelle sa « politique du violoncelle » : il entend démontrer que cet instrument, auquel il a ajouté une corde basse, n’est pas « condamné » à la musique classique mais conserve en son cœur le pouls des Méditerranée, des Afriques et des Amériques rurales. Leurs lignes ­s’entre­croisent, se fondent, se répondent pour ne former plus qu’un chant aux rythmes subtils, aux

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Culture
Temps de lecture : 4 minutes