L’homme qui prédisait « la fin de l’histoire »

L’ex-néoconservateur américain Francis Fukuyama a d’abord jugé
que le néolibéralisme était un horizon indépassable. Il en est lui-même revenu, face notamment au chaos irakien.

Marjolaine Normier  • 24 juillet 2008 abonné·es

Année 1989 : fin de l’histoire. « Le triomphe de l’Occident […] éclate dans le fait que tout système viable qui puisse se substituer au libéralisme occidental a été totalement discrédité » , annonce, à la veille de la chute du mur de Berlin, Francis Fukuyama, philo­sophe, économiste et chercheur en sciences politiques américain, dans la revue The National Interest . Près de vingt ans plus tard, ce même politologue, désormais mondialement connu comme l’annonciateur de « la fin de l’histoire » ,

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Société
Temps de lecture : 5 minutes