Lille (Pas-de-Calais), 25 juin, 70 personnes

Didier Delinotte  • 24 juillet 2008
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L’assistance est composée de militants (Unir, Gauche alternative, communistes unitaires, forces militantes, Attac…), mais aussi de jeunes inorganisés et d’anciens militants libres de toutes attaches militantes.
Face au constat de carence du PS et face à une droite « décomplexée », de plus en plus féroce sous couvert de « réformes indispensables », n’ayant en fait pour but que de mettre à genoux les forces du travail et de soigner les détenteurs du capital (actionnaires, patrons, classes dirigeantes), il est plus que jamais nécessaire que la gauche qui souhaite une véritable alternative se rencontre et se parle, a rappelé en préambule Michel Soudais. […]

Beaucoup d’interventions dans un débat très riche, que je résume de mémoire :

• Pourquoi ne pas partir des cadres constitués lors des Collectifs antilibéraux, dont certains (Lomme, Lambersart) durent encore ? Les 125 propositions sont toujours valables.
• Importance de créer un cadre permanent malgré tout ce qui peut nous diviser. Ne pas recommencer le gâchis des Collectifs confrontés aux échéances électorales.
• Ne pas oublier les objectifs d’action (sans-papiers, hôpitaux, services publics…) dans cette phase de construction. Se donner des échéances en termes d’action.
• Les mêmes causes amenant les mêmes effets, il sera indispensable pour certains de créer une nouvelle force politique, car les partis constitués n’accepteront jamais de s’écarter.
• Pour d’autres, la « double appartenance » peut être un moyen de travailler dans son parti pour la cause unitaire.
• Question du débouché politique au mouvement social après le demi-échec des récentes mobilisations syndicales.
• Rapport appel Politis /NPA ? Pas en rivalité ni en concurrence, selon Michel Soudais. Pour lui, la LCR est invitée comme toutes les forces de gauche au débat. Des militants LCR sont d’ailleurs intéressés par la démarche.
• Sur le même sujet, il est à noter que le NPA et l’appel de Politis n’ont peut-être pas le même « public ». Le NPA vise à regrouper la gauche « ouvrière », quand l’appel concerne plus les forces écologistes et sociales. Les deux démarches pourront peut-être se rejoindre avec le temps.
• Pour certains jeunes qui n’ont jamais milité et s’étonnent un peu des références militantes de plusieurs participants, l’idée est d’élargir à d’autres personnes (jeunes, chômeurs) pas forcément politisées. Ces jeunes se demandent s’ils ont leur place dans la démarche initiée et souhaitent un cadre plus ouvert qui ne s’adresse pas qu’aux militants.
• Beaucoup de participants relatent leur expérience des Collectifs antilibéraux et de leur relatif échec pour unir la « gauche de la gauche ». Ils souhaitent obtenir des garanties que l’appel ne sera pas un appel de plus et qu’il ne générera pas de nouvelles frustrations.
• Sans angélisme, certains, au contraire, considèrent que la « neutralité » de Politis peut favoriser des pratiques et comportements unitaires qui ne demandent qu’à émerger.
• Il faudra en tout cas mettre en place des cadres militants sans lesquels l’appel risque de ne rester qu’un vœu pieux.
• Le calendrier sera difficile, car l’été est une période d’apathie militante. Il faut rechercher de nouveaux signataires et occuper le terrain en attendant les rendez-vous de la rentrée. […]

Politique
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