Marx, au fil de l’histoire

Pour le philosophe Pierre Dardot 1, le marxisme n’est pas un messianisme sécularisé, mais une reconquête de l’homme par lui-même. Le présent est déjà « gros » de l’avenir, qui ne fait qu’accomplir les virtualités du présent.


  1. Pierre Dardot, philosophe, coauteur avec Christian Laval et El Mouhoub Mouhoud de Sauver Marx ?, La Découverte, 2007, et coanimateur du séminaire Question Marx, dont les travaux porteront en 2008-2009 sur « Commun(s), communauté, communisme ». 

On s’est souvent plu à réduire la pensée de Marx à une version sécularisée du vieux fonds messianique. Le prolétariat tiendrait lieu de nouveau Messie, le communisme de nouveau paradis terrestre, la nécessité historique de providence de substitution et la fin de l’histoire de nouveau Jugement dernier. Le cas « Marx » ne ferait somme toute que vérifier exemplairement le « théorème de la sécularisation » , comme l’a si bien nommé le philosophe Hans Blumenberg, selon lequel l’idée moderne de progrès, en dépit…
   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Je choisis un pack
Achetez un pack de crédits
pour accéder à cet article.
Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Articles récents