Le pourquoi d’une « pétaudière »

L’université d’été du PS a tourné à la confusion. Les manœuvres, tractations et trahisons reflètent la crise profonde de la majorité aux commandes depuis 1997.

Michel Soudais  • 4 septembre 2008 abonné·es

À l’ouverture de l’université d’été du PS, François Hollande se voulait rassurant : « Le scénario de La Rochelle se répète souvent, déclarait-il dans Sud-Ouest. On annonce au départ ce rendez-vous comme celui de tous les risques […]. On se fait peur au début et on s’embrasse à la fin. » Souvent n’est pas toujours. Cette année, il n’y eut point d’embrassades finales. Tout à la préparation de leur congrès, qui se tiendra à Reims à la mi-novembre, les responsables socialistes ont étalé leurs divisions sans même donner à voir les divergences politiques qui les justifieraient, affectant un peu plus l’image déjà passablement dégradée de leur parti. Les nombreux ateliers sur l’avenir de la social-démocratie, l’écologie, le code du travail, la justice sociale ou la laïcité, suivis pourtant avec assiduité par les 4 000 militants présents, n’ont eu aucun écho. Les images fortes sont

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »
Entretien 24 mars 2026 abonné·es

Marine Tondelier : « Ce n’est pas parce qu’on a subi des revers électoraux qu’on va baisser les bras »

De la vague verte des municipales de 2020 il ne reste que l’écume. Le second tour des municipales a été une douche froide pour Les Écologistes avec la perte des plus grandes villes, sauf Lyon, et peu de conquêtes. La secrétaire nationale du parti confie sa déception et fustige les divisions de la gauche, sans remettre en cause l’idée d’une primaire de la gauche hors LFI pour 2027. 
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
Municipales : le grand flou à gauche
Analyse 24 mars 2026 abonné·es

Municipales : le grand flou à gauche

Socialistes, Écologistes, insoumis et communistes ont souvent perdu, parfois gagné des villes. Et un an avant la présidentielle, la guerre des gauches reprend de plus belle.
Par Lucas Sarafian
À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »
Récit 24 mars 2026 abonné·es

À Bobigny, « on vote aussi par logique de survie sociale »

Dans la ville de Seine-Saint-Denis, le maire sortant de gauche, Abdel Sadi, conserve son fauteuil face à une alliance centriste. Une victoire serrée et marquée par de fortes polarisations où la défiance des habitant·es et les divisions locales restent des enjeux majeurs pour l’avenir de la ville.
Par Kamélia Ouaïssa
Dans le bassin minier, les dernières heures communistes de Billy-Montigny
Reportage 24 mars 2026 abonné·es

Dans le bassin minier, les dernières heures communistes de Billy-Montigny

Dans le bassin minier, cette commune de 8 000 habitants historiquement communiste a été remportée par le Rassemblement national. Dimanche, l’annonce des résultats a été chaotique.
Par Pauline Migevant et Maxime Sirvins