La rude bataille du bulletin vert
À Saint Louis, dans le Missouri, une militante et ex-candidate écologiste se bat pour alerter ses compatriotes sur l’urgence environnementale, dans un contexte local dominé par les conservateurs. Reportage.
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Cinq minutes après que l’on a franchi sa porte, criblée de messages anti-Bush, en ayant pris soin d’esquiver les crocs menaçants du chien du voisin, « un Républicain » , Lydia Lewis est déjà intarissable : « L’État protège les entreprises, pas les personnes » , lâche-t-elle du haut de ses 62 ans dans un français très honorable, parfois mâtiné d’allemand et de russe. Membre du Parti progressiste du Missouri, affilié au Parti vert, elle a mené deux campagnes électorales par le passé. L’une en 2004 pour un poste de représentante locale de l’État du Missouri (environ 700 votes sur 10 000 votants), l’autre en 2006 pour le poste de représentante au Congrès de Washington (18 000 votes pour un million de votants) : « J’ai été invitée à un seul débat » , lâche-t-elle sans amertume. Le vrai sujet d’inquiétude, pour Lydia, ce sont les questions environnementales dans le Missouri.
Lydia Lewis, 62 ans, milite pour le Parti vert. Olivier Zanettin
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