Une occupation qui préoccupe du monde

Depuis près de six mois, des centaines de travailleurs sans papiers occupent les locaux de la CGT à la Bourse du travail de Paris. Ce qui entraîne conflits et tensions avec le syndicat.

Manon Loubet  • 30 octobre 2008 abonné·es
Une occupation qui préoccupe du monde

« Nous sommes environ 800 à dormir ici. Nous allons travailler et nous revenons occuper les lieux » , explique Anzoumane Sissoko, porte-parole du collectif de sans-papiers Coordination 75. Dans la cour de la Bourse du travail, au 85, rue Charlot, en plein cœur de Paris, des dizaines de travailleurs sans papiers s’affairent. Des hommes discutent, réunis en groupes. Femmes et enfants jouent ensemble. Quelques lits sont installés dehors, des frigos soutiennent les bâches qui protègent les occupants de la pluie. Les sans-papiers s’approprient le moindre mètre carré des couloirs et des cages d’escalier. Des centaines de lits multicolores sont alignés en rang d’oignon dans l’amphithéâtre. Certains occupants dorment,

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