Des élections sous haute tension

Quelques mois après l’adoption de la « position commune » sur la représentativité, les élections prud’homales donnent le coup d’envoi à un remaniement profond du paysage syndical.

Pauline Graulle  • 27 novembre 2008 abonné·es

C'est à grands coups de meetings, de publicité et de clips diffusés sur le Net que la campagne est lancée. Tour de France médiatisé pour les « stars » du syndicalisme, multiplication des réunions de proximité à l’Unsa… La CFE-CGC, qui communique depuis le printemps dernier, reconnaît qu’elle « a mis des moyens considérables » pour sortir la tête haute de ces élections. Les syndicats ont sorti le grand jeu pour amener 19 millions de salariés du privé et de chômeurs aux urnes le 3 décembre prochain. Car l’enjeu est historique. Première étape d’un grand chambardement de la carte syndicale, ces prud’homales 2008 détermineront l’orientation politique du syndicalisme de demain. Et la nature même des relations sociales en France. Au cœur du problème, la « position commune » adoptée par la CGT, la CFDT et le Medef le 9 avril dernier. Coup de tonnerre dans le paysage syndical, ce texte fondateur a fait tomber la « présomption d’irréfragabilité » qui instituait jusqu’alors la représentativité inconditionnelle de cinq confédérations (CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC), l’Unsa et Solidaires

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Temps de lecture : 6 minutes