Le congrès de rien

À Reims, les socialistes ne sont parvenus à se mettre d’accord ni sur une ligne politique ni sur le nom d’un leader. Tout se joue désormais sur le choix d’un homme ou d’une femme. Un changement déjà historique.

Michel Soudais  • 20 novembre 2008 abonné·es

Le congrès de Reims devait être celui d’un sacre. Ce fut un congrès pour rien. « Nous sortons du congrès comme on y est entré », commentait, amer, Michel Sapin, à la sortie de la commission des résolutions, dans la nuit de samedi à dimanche. À l’issue de ce week-end, tout est à refaire. Le vote tout d’abord, puisque au terme de cinq mois de débat et trois jours de congrès les socialistes ne sont pas parvenus à dégager une majorité autour d’une ligne politique et à s’entendre sur un nom pour la conduire. Ce jeudi, les militants reprennent donc le chemin des urnes pour désigner qui de Ségolène Royal, Martine Aubry ou Benoît Hamon sera leur Premier secrétaire. Compte tenu du nombre de candidats, inédit pour ce type de scrutin, un second tour pourrait être organisé vendredi soir.

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Politique
Temps de lecture : 8 minutes