Qui va garder les enfants ?

Crèches, haltes-garderies, assistantes maternelles… Les systèmes de garde français sont divers mais s’adaptent encore mal à l’évolution des familles et des rythmes de travail, malgré quelques initiatives associatives.

Mathilde Azerot  • 18 décembre 2008 abonné·es

Les parents en savent quelque chose. Pour ceux qui, par désir ou nécessité, doivent concilier vie professionnelle et vie familiale, la recherche d’une place en crèche ou d’une assistante maternelle pour les tout-petits est un moment crucial, voire une source d’angoisse. D’autant qu’en matière de garde d’enfants, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. La France possède l’un des meilleurs systèmes au monde pour les moins de 3 ans : crèches (municipales, associatives, parentales), ­haltes-garderies, jardins d’enfants, assistantes maternelles, assistants familiaux. Mais si la diversité existe, le modèle français souffre de disparités importantes : pénurie de places, inégalités géographiques, incompatibilité avec les horaires de travail. Comment adapter les modes de garde aux rythmes de travail actuels ? Un dossier de taille pour les politiques publiques.

La France a adopté une politique volontariste dans les années 1980 : développement des crèches et autres modes de garde, aides financières pour la famille, reconnaissance du métier d’assistante maternelle, etc. « C’est le résultat d’un mouvement des femmes pour concilier vie familiale et

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Société
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