Un euro peut en cacher d’autres

Les offres de téléphones portables et autres produits quasiment offerts pullulent. Un leurre dont le consommateur paye finalement le prix, tandis que le coût réel de la production des biens tend à être nié.

Xavier Frison  • 24 décembre 2008 abonné·es

Oh, la belle affaire : contre une simple piécette d’un euro, repartez avec un téléphone mobile flambant neuf, voire, depuis quelques mois, un ordinateur ultra­portable dernier cri. Plus fort encore, ça marche aussi avec des consoles de jeux, des téléviseurs à écran plat et même un billet ­d’avion ou un pack caméscope numérique de grande marque plus téléphone mobile. La valeur marchande du « cadeau » peut atteindre 500 euros. Incroyable mais vrai. Il y a cependant une contrepartie, qui apparaît de plus en plus discrètement sur les affiches et prospectus : il vous faut souscrire un forfait téléphonique, à partir de 23 euros mensuels, pour une durée d’un an, ou plus souvent deux, auprès d’un opérateur. Soit, au final, 276 à 552 euros minimum à débourser.

« Il s’agit d’un système de subvention des téléphones assez ingénieux mis en place par les opérateurs, explique Cyril

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Société
Temps de lecture : 5 minutes

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