Une crise toujours plus profonde

Gérard Duménil  • 18 décembre 2008 abonné·es
Du fond de leur marasme, les bourses montent un jour, chutent un autre, mais l’économie, la vraie, ne cesse de s’enfoncer. On ne saurait reprocher aux institutions états-uniennes leur passivité. Au mois d’août 2007, la banque centrale de ce pays, la Réserve fédérale, initiait une série de baisses de son taux d’intérêt. Les journaux assommaient leurs lecteurs des sommes prétendument faramineuses que celle-ci injectait dans l’économie pour soutenir le système financier en crise : un saut de 30 milliards de dollars (moyenne janvier-juillet 2007) à 45 (pour le reste de l’année). Puis 115 milliards début 2008 (janvier-mars). Pourtant, les montants déversés jusqu’à cette date apparaissent désormais bien modestes. En mars 2008, se produisait le
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