« Le Chant des oiseaux », d’Albert Serra : De l’innocence

Pour son deuxième film, « le Chant des oiseaux », Albert Serra représente
la visite des Rois mages à l’enfant Jésus. À sa manière, primitive et sublime.

Christophe Kantcheff  • 22 janvier 2009 abonné·es

Depuis Honor de Cavalleria, son premier film, Albert Serra travaille sur l’innocence. Hormis celle du nouveau-né ou des tribunaux, l’innocence est difficile à concevoir, sinon comme un sentiment héroïque, absolu, et par conséquent dangereux. Sans doute parce qu’il en propose une vision plutôt qu’une conception, l’innocence, chez Serra, est davantage une affaire de démarche, de gestuelle, de chorégraphie. On ne s’étonnera pas non plus que le cinéaste aille la chercher dans des histoires fondatrices – celle du roman moderne avec le don Quichotte pour Honor de Cavalleria , celle des Rois mages du Nouveau Testament pour son nouveau film, l e Chant des oiseaux. On oserait presque dire que l’innocence – non pas la naïveté – y est à l’état de nature. C’est elle le terreau de ces histoires des

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes