« Le Chant des oiseaux », d'Albert Serra : De l’innocence

Pour son deuxième film, « le Chant des oiseaux », Albert Serra représente
la visite des Rois mages à l’enfant Jésus. À sa manière, primitive et sublime.

Depuis Honor de Cavalleria, son premier film, Albert Serra travaille sur l’innocence. Hormis celle du nouveau-né ou des tribunaux, l’innocence est difficile à concevoir, sinon comme un sentiment héroïque, absolu, et par conséquent dangereux. Sans doute parce qu’il en propose une vision plutôt qu’une conception, l’innocence, chez Serra, est davantage une affaire de démarche, de gestuelle, de chorégraphie. On ne s’étonnera pas non plus que le cinéaste aille la chercher dans des histoires fondatrices – celle…
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