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Histoire d’Afrique

Professeur d’histoire africaine à l’université de Cambridge, John Iliffe s’est engagé dans une recherche à la taille du continent qu’il étudie : l’histoire générale des Africains, de la préhistoire jusqu’au début du XXIe siècle ! Contrairement à bien des ouvrages, l’auteur ne s’est pas limité à un pays, une région ou une période précise, et aborde également le rôle des religions, la traite négrière, les invasions coloniales successives, le temps des indépendances ou les grands problèmes contemporains.
Cette seconde édition sur les « pionniers de l’humanité » que sont les Africains a notamment été augmentée d’un remarquable chapitre conclusif « au temps du sida » . Une somme impressionnante.

Les Africains. Histoire d’un continent, John Iliffe, traduit de l’anglais par Jean-Paul Mourlon, Flammarion, «  Champs histoire », 704 p., 12 euros.

L’anarchisme, source majeure de l’anticolonialisme

Les idées circulent, et cela a parfois des conséquences déterminantes. Benedict Anderson, professeur à l’université Cornell, aux États-Unis, qui avait travaillé sur les imaginaires nationaux et les origines intellectuelles des nationalismes européens, a voulu cette fois s’interroger sur les influences politiques et littéraires des militants anticolonialistes. Pour ce faire, il a décidé de suivre José Rizal, l’un des pères de l’indépendance des Philippines (qui,
avant la Première Guerre mondiale, a voyagé aux quatre coins du monde), pour montrer combien les mouvements anti-impérialistes ont puisé dans les idées véhiculées par les cercles littéraires parisiens, les milieux révolutionnaires allemands ou les premiers syndicalistes espagnols. On découvre notamment le rôle majeur de l’anarchisme dans l’imaginaire anticolonial, bien davantage que le marxisme, dont les défenseurs ont, eux, souvent hésité face à la question coloniale. Un ouvrage étonnant entre la biographie et l’histoire des idées.

Les Bannières de la révolte. Anarchisme, littérature et imaginaire anticolonial. La naissance d’une autre mondialisation, Benedict Anderson, traduit de l’anglais par Émilie L’Hôte, La Découverte, 264 p., 26 euros.

Le marxisme et l’historien

Comme elles l’ont fait pour ceux de Madeleine Rebérioux, les éditions Demopolis ont rassemblé une dizaine d’articles ou de conférences – inédits en français – du grand historien britannique Eric Hobsbawm, où il analyse sous différents angles le rapport (et l’apport) de Karl Marx à l’histoire. L’historien montre avec force combien le matérialisme de Marx s’est imposé au cœur de la démarche des historiens et pour quelles raisons l’auteur du Capital est toujours une source féconde d’inspiration et de compréhension de l’histoire. Une réflexion sur l’histoire par un grand historien.

Marx et l’histoire, Eric Hobsbawm, traduit de l’anglais par Christophe Magny, Demopolis, 208 p., 21 euros.


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