Les agents des fraudes sous contrôle
Le gouvernement prépare le démantèlement de la Direction générale de la concurrence,
de la consommation et de la répression des fraudes. Au détriment du consommateur.
dans l’hebdo N° 1043 Acheter ce numéro
Un matin, à l’ouverture d’un magasin de confection. Un homme présente sa carte professionnelle, barrée des couleurs tricolores. Agent de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). C’est la période des soldes. Il vient vérifier les baisses annoncées sur les affiches et les étiquettes. Il y a six semaines, en période non promotionnelle, il était déjà venu relever les prix des différents articles. Ce jour, il contrôle donc l’exactitude des remises annoncées. Ici 20 %, 30 %, là 50 %. Il compare, calcule. Il en profite aussi pour vérifier la qualité des articles, la conformité des textiles, la justesse des étiquetages.
Un contrôle de la DGCCRF dans les cuisines d’un restaurant à Deauville. Sont notées la fraîcheur des produits, l’hygiène des lieux, etc. Daniau/AFP
Un autre jour, un autre agent. Dans un petit supermarché parisien, il confronte la publicité et la réalité des prix affichés, observe les conditions d’hygiène dans les rayons frais, en viande et poisson, la véracité des labels et appellations d’origine (une viande dite charolaise provient parfois d’Allemagne), il visite les chambres froides, épluche les factures, les bordereaux de livraison, les prix d’achat, de vente, les remises. En d’autres circonstances, toujours de façon inopinée, il traque la pratique de la remballe, qui consiste à habiller d’un nouvel emballage les produits dont la date limite de consommation est
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