Points aveugles
Le Cinéma du réel, haut lieu du documentaire, se propose d’offrir un autre rapport aux images. Aperçu avec quelques films de la compétition internationale.
dans l’hebdo N° 1042 Acheter ce numéro
Le festival Cinéma du réel ouvre ses portes à Paris le 5 mars avec un nouveau directeur artistique, Javier Packer-Comyn, qui succède à Marie-Pierre Duhamel-Muller. Dans un texte de présentation, Javier Packer-Comyn souhaite que cette édition 2009 « reflète une décroissance, une décélération de notre rapport aux images du monde. Réaction salutaire face à l’accélération de l’instant réel dans les divers flux d’images, tous écrans confondus ». Pour un festival qui présente plus d’une centaine de longs et courts métrages en douze jours, à travers sélections, hommages, et programmations thématiques, le propos serait-il paradoxal ? Pas sûr, si l’on en juge par la dizaine de films (sur 37) que nous avons vus de la compétition internationale. Non soumis au formatage, les plus intéressants d’entre eux, en explorant des zones du réel laissées dans l’ombre, proposent des représentations qui ne ressemblent à rien de ce que le « flux » véhicule, images périmées à force d’être ressassées.
C’est le cas par exemple de Parador Retiro , de Jorge Leandro Colàs. La misère des sans-abri a été mille fois filmée, et pourtant ce film en offre une vision singulière, notamment parce
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