Une haute idée de l’édition

Pour Gisèle Sapiro, sociologue et directrice de recherche au CNRS, la mondialisation éditoriale n’a pas empêché l’émergence de petits éditeurs indépendants aux productions de qualité.

Christophe Kantcheff  • 12 mars 2009 abonné·es

Dans « les Contradictions de la globalisation éditoriale [^2] », que vous avez dirigé, vous montrez que les effets de la mondialisation sur l’édition sont divers. Toutefois, l’un des traits saillants n’en est-il pas la rationalisation économique grandissante, qui entraîne concentration et recherche accrue de rentabilité ?

Gisèle Sapiro I La mondialisation a, en effet, accéléré le processus de rationalisation économique dans l’édition, qui est plus ancien. Cela tient en particulier à la création de groupes multinationaux et à l’unification d’un espace éditorial mondial, dont les règles sont de plus en plus imposées par les agents littéraires et les actionnaires des grands groupes. Cet espace est structuré par un rapport de forces inégal entre les cultures, il est de plus en plus dominé par l’édition anglo-américaine. La part des livres traduits de l’anglais parmi l’ensemble des traductions faites dans le monde a augmenté de 45 % dans les années 1980

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Publié dans le dossier
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