Attention, un pirate peut en cacher un autre !
Après deux attaques contre des bateaux de plaisance français, nos médias découvrent les pirates du golfe d’Aden.
Ce sont pour la plupart des pêcheurs affamés par la pollution maritime.
Une pollution admise et parfois organisée par des armateurs sans scrupule.
dans l’hebdo N° 1049 Acheter ce numéro

Presque un an jour pour jour après l’affaire du Ponant , l’équipage d’un autre voilier français, le Tanit , a été pris en otage au large du Golfe d’Aden [^2]. On connaît l’épilogue de cette triste affaire. Le 4 avril, un commando français de la Marine a donné l’assaut, tuant trois des preneurs d’otages. Un plaisancier français a trouvé lui aussi la mort dans l’échange de tirs qui s’ensuivit. Cette fois, comme il y a un an, les pirates ont été présentés comme un nouveau fléau des temps modernes. À l’égal des « terroristes », ils sont devenus l’incarnation d’un mal absolu, dépourvu de toute explication rationnelle.
Pourtant, il n’est pas impossible de prendre le problème par un autre bout. Car avant d’être le nouveau paradis de la flibuste, le golfe d’Aden est d’abord devenu