La tragédie des Tamouls
Alors que l’armée sri-lankaise tente de porter le coup de grâce à la guérilla tamoule au nord-est du pays, la population civile paie un lourd tribut à son rêve d’indépendance.
dans l’hebdo N° 1050 Acheter ce numéro

Acculés dans un réduit de quelques kilomètres carrés, autour de Chalai et de Kilinocchi, au nord-est de l’île de Sri Lanka, les Tigres tamouls livrent peut-être leur dernier combat contre l’armée sri-lankaise. Sous la pression internationale, le gouvernement de Colombo a certes annoncé lundi qu’il ralentirait ses offensives militaires, qui ont fait 6 500 victimes depuis le mois de janvier, selon un chiffre de l’ONU, mais on est loin du cessez-le-feu demandé par les capitales occidentales.
Le gouvernement a tout juste ordonné à ses forces armées de « cesser d’avoir recours aux armes de gros calibre, avions de combat et bombardements aériens » dans leurs opérations contre les Tigres tamouls, mouvement séparatiste en conflit armé depuis trente-sept ans. Les opérations militaires n’avaient pourtant pas cessé lundi en début de soirée. La guérilla tamoule était toujours acculée sur une bande côtière de 10 km2 au nord-est du pays avec quelque 50 000 civils pris au piège. Selon les autorités, 15 000