Le blocus entrave la reconstruction

À Gaza, Israël a laissé un champ de ruines et des blessés qui continuent de mourir. Les travaux, comme les soins aux humains, sont rendus impossibles par la fermeture des frontières.

Wissam Alhaj  • 16 avril 2009 abonné·es

Pour les médias du monde entier, la guerre a pris fin à Gaza le 17 janvier dernier. Pour les Gazaouis, elle n’en finit pas de faire de nouvelles victimes. Pour eux, la souffrance est toujours là, le nombre de Palestiniens morts des suites de leurs blessures ne cesse de croître. Il faut y ajouter ceux qui ont péri dans des opérations de bombardements aériens et des attaques aux frontières qui ont lieu après la fin de l’opération israélienne. Côté bâtiments et infrastructures, rien ou presque n’a bougé. C’est dans les quartiers où ont eu lieu les attaques terrestres que les destructions sont les plus terribles. Mais c’est aussi parce que ces zones avaient été « préparées » par d’intenses bombardements. À Izbet Abderabo, petit village à côté de Beit Lahya, au nord de la bande de Gaza, il est toujours difficile pour les habitants de reconnaître l’endroit où était située leur maison. Les restes calcinés de l’hôpital du Croissant-Rouge à Tel Al-Hawa, les bâtiments en ruine du quartier voisin, Al-Zeitoun, au sud de Gaza-ville, les

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Publié dans le dossier
Gaza, trois mois après
Temps de lecture : 6 minutes