Pauvre démocratie !
dans l’hebdo N° 1048 Acheter ce numéro
Des députés qui se cachent derrière les colonnes dans la salle du même nom, et qui, brusquement, font irruption dans l’hémicycle au moment du vote ; des bancs désertés par ceux qui ont oublié de venir, ou par ceux qui ne viennent jamais : c’est le spectacle offert jeudi 9 avril à la commedia dell’arte de notre démocratie dite parlementaire. Roger Karoutchi, qui assume l’ingrate fonction de secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, n’avait pas tort de comparer la scène aux Fourberies de Scapin. Mais, à la façon de Géronte, il devrait lui-même s’interroger : « Que diable suis-je allé faire dans cette galère ? » Être chargé des « relations » avec le Parlement par un exécutif qui méprise aussi ostensiblement le corps législatif n’est pas une sinécure. Géronte-Karoutchi devrait d’ailleurs nous dire qui est le fourbe dans cette histoire ? Le socialiste, caché derrière sa colonne ? Ou le président du groupe UMP, Jean-François Copé, votant par
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