Des planches de salut
Le Théâtre du Copion, au Burkina Faso, sensibilise le public à des questions de société. La troupe amène le public à réfléchir sur le sida, les rapports hommes-femmes ou l’éducation.
dans l’hebdo N° 1055 Acheter ce numéro

Dès 9 heures du matin, le ventilateur tourne à plein régime chez Georget Mourin, directeur de la troupe du Copion. Il reçoit aujourd’hui ses comédiens pour une répétition, avant la représentation prévue en fin d’après-midi à Pissy, un village aux abords de Ouagadougou. Âgés de 24 à 30 ans, ils arrivent les uns après les autres dans une ambiance détendue. Pas de trac, ils n’en sont pas à leur premier exercice. Cela fait presque cinq ans qu’ils travaillent avec ce metteur en scène belge installé au Burkina Faso pour développer un projet de théâtre-action. « Créé en Belgique, le Théâtre du Copion a pour objectif principal d’apporter le théâtre partout et pour tous en créant des spectacles, explique Georget Mourin. En outre, après chaque représentation, des animations ont lieu afin de susciter le débat et la prise de parole dans le public sur des sujets traitant de son quotidien. »
Les répétitions commencent sans décor ni costumes extravagants. Assis chacun dans un coin du salon, les yeux fermés, les comédiens récitent leur texte les uns après les autres. Très concentrés, ils s’imprègnent de leur personnage. Il y a là Fidèle et Adama, deux jeunes hommes qui jouent