Iran : « Une partie du régime s’est soulevée »
Selon Thierry Coville*, chercheur spécialiste de l’Iran, la modernisation de la société mais aussi le bilan économique d’Ahmadinejad sont les principales causes de la défaite des conservateurs.
dans l’hebdo N° 1058 Acheter ce numéro

Politis : On parle de deux Iran, celui qui est dans la rue et celui qui défend Mahmoud Ahmadinejad. Qui trouve-t-on dans ce second groupe ?
Thierry Coville I Il est très minoritaire et lié au clientélisme. Parmi ceux qui soutiennent Ahmadinejad, on retrouve certains pasdarans (les gardiens de la révolution islamique, NDLR), les fondations religieuses, les bassidji (les « miliciens volontaires », NDLR), les familles de martyrs, même s’il n’y a jamais d’unicité dans ces groupes-là. J’ai toujours assimilé Ahmadinejad à l’extrême droite. Son soutien populaire est assez limité.
Vous pensez que le soutien qu’il a pu obtenir pendant la campagne électorale dans les zones rurales, les faubourgs, s’est délité du fait de la faiblesse de son propre discours politique ?
Son nationalisme, son intransigeance vis-à-vis des pays occidentaux, notamment en ce qui concerne