Marjolaine Reymond

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Dotée d’une belle technique acquise au conservatoire et perfectionnée dans la musique dite contemporaine, Marjolaine Reymond n’est pourtant pas seulement chanteuse. Il faut l’entendre comme musicienne, compositrice, metteuse en sons. Son talent d’innovatrice s’impose alors sans discussion. Marjolaine Reymond refuse de se laisser enfermer dans une seule esthétique. Ses références vont de Kathy Berberian à Nina Hagen, sans oublier Sarah Vaughan ou Betty Carter ; son univers musical rapproche Stockhausen, Frank Zappa et Cole Porter, sans qu’il y ait bousculade ni collage car elle parvient à fondre cette diversité dans un langage homogène. Elle peut donc cajoler des ballades aux mélodies inattendues comme râler en parlé-chanté à la manière des grandes berlinoises d’antan pour conduire un petit drame poétique à la fois fort divers et cohérent. Sa musique n’est pas « facile » mais elle est extrêmement plaisante.
_D.-C. M.


Chronos in USA, Cristal Records/Abeille musique. Concert : 14 juin, Sunside, Paris, 01 40 26 21 25.

Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.