Obama, Sarkozy et l’Afrique

Denis Sieffert  • 17 juillet 2009 abonné·es

C’est sans doute ce qu’on appelle l’état de grâce, et un état de grâce planétaire ! Barack Obama n’a guère recueilli que des louanges au lendemain de son discours aux Africains prononcé devant le Parlement ghanéen. Deux ans plus tôt, « notre » Nicolas Sarkozy, s’essayant au même exercice de morale dans un amphithéâtre d’une université de Dakar, avait surtout suscité l’indignation. Et un collectif d’intellectuels africains n’avait pas tardé à répliquer à son « néocolonialisme » décomplexé. Injustice ? Préjugé contre l’homme blanc qui a ravalé son dernier sanglot ? On ne peut pas écarter l’hypothèse que le président aux origines kenyanes soit en effet mieux placé en terre d’Afrique pour dire des « vérités » qui passent mal quand elles viennent d’un chef d’État français. Mais à comparer les textes, on est bien

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Une analyse au cordeau, et toujours pédagogique, des grandes questions internationales et politiques qui font l’actualité.

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