Dur apprentissage de la vie active

Alors qu’un demi-million de jeunes s’apprêtent à pointer à Pôle emploi, le gouvernement souhaite développer massivement les formations en alternance. Mais, avec la crise, la réalité de cette insertion en entreprise s’assombrit.

Pauline Graulle  • 27 août 2009 abonné·es

À l’annonce de la légère « embellie » des chiffres du chômage au mois de juin (- 0,7 % par rapport à fin mai), Christine Lagarde, ministre de l’économie, eut, pour une fois, le sourire modeste. Sans doute pensait-elle aux plus de 650 000 jeunes qui débarqueront sur un marché de l’emploi dévasté en septembre. De quoi redouter un embrasement de la crise sociale… Dès le mois d’avril, Nicolas Sarkozy dégainait son plan pour l’emploi des jeunes. Avec un « pari »  : le développement massif des formations en alternance à tous les niveaux de qualification, du CAP à l’université. Et une méthode : abreuver d’exonérations et de primes les entreprises recourant à

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Temps de lecture : 7 minutes