Et, au septième jour, l’homme remit ça…
Depuis le 16 août, le travail dominical est étendu à davantage de communes et de zones commerçantes. Contrairement à ce qu’affirme le gouvernement, cette loi n’aura guère d’effet sur la consommation. Les avantages financiers pour les salariés seront très relatifs, tandis que leurs droits sont menacés.
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Le dimanche 16 août, la France est donc entrée dans le moule européen, prétexte utilisé par le sénateur UMP Richard Mallié – initiateur de la loi sur le travail dominical tant réclamée par le Medef – pour s’aligner sur les États les plus libéraux en la matière. Défendue bec et ongles par Nicolas Sarkozy et les idéologues libéraux de l’UMP, cette nouvelle loi, validée pour l’essentiel par le Conseil constitutionnel et adoptée de justesse par le Parlement fin juillet, entérine une généralisation du travail du dimanche. Et les premiers décrets étendant ses effets à davantage de communes et de zones commerçantes ont été rapidement publiés – un 11 août ! Les arguments avancés en faveur de cette réforme ont cependant déclenché une controverse. Décryptage.
Une loi pour consommer plus ?
Le texte est une « bonne nouvelle pour l’économie » , assure-t-on au ministère du travail. Pour légitimer le travail du dimanche, les libéraux ont mis en avant l’accroissement de la consommation et le facteur touristique. Or, l’argument consumériste est contredit par